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La Villeneuve (CERADV, SAAAIS)

Communiqué par La Villeneuve (CERADV, SAAAIS)

Le pôle jeunes : le CERADV (centre d'éducation et de réadapatation pour avaugles et défiences visuels).

Le SAAAIS (service d'aide à l'acquisition de l'autonomie et à l'intégration scolaire). La ferme.


Le CERADV

Le projet d’établissement se décline en cinq projets de service :

  • Accompagnement scolaire grâce à trois sections d’enseignements :

a. Section d’accompagnement pour jeunes avec handicaps associés (SEHA)

b. Section d’éducation et d’enseignement spécialisé (SEES)

c. Section d’orientation professionnelle (SOP)

  • Accompagnement éducatif et social tant en journée que dans le cadre de l’hébergement ;
  • Rééducation et réadaptation par rapport à la déficience visuelle et aux déficiences et/ou troubles associés :
  1. La rééducation en orthoptie ;
  2. La psychomotricité ;
  3. L’éducation des suppléances ;
  4. Les activités de la vie journalière et la locomotion ;
  5. Les outils spécifiques de la communication écrite.
  • Accompagnement psychologique spécifique par rapport à la déficience visuelle et à l’ensemble des difficultés et souffrances présentées par les jeunes ;
  • Prise en charge médicale et psychiatrique.

 

Chaque projet de service répond au plus près aux besoins, demandes et aspirations des jeunes accueillis, aussi, quelle que soit la section d’enseignement dans laquelle le jeune est inscrit, il bénéficie de cours et d’ateliers adaptés au plus près de son niveau de compétence.

 

En collaboration avec la famille, chaque jeune élabore avec les professionnels son projet personnalisé d’accompagnement et de scolarisation.

L’accompagnement scolaire

  1. a.    La section d’éducation pour jeunes déficients visuels avec handicap associés (SEHA)

L’accompagnement se fait de manière transversale grâce à l’intervention de l’équipe pluridisciplinaire. Les jeunes accueillis, à leur rythme et en fonction de leurs aptitudes, bénéficient d’un ensemble d’accompagnements et de rééducations les aidant à augmenter leurs capacités à agir pour eux-mêmes en relation avec les autres.

L’accompagnement comporte :

  • Une surveillance médicale et notamment un suivi des pathologies visuelles et des pathologies associées grâce à la présence d’un médecin psychiatre. Depuis septembre 2010, nous bénéficions aussi de l’implication d’un médecin généraliste pour le suivi médical des jeunes en collaboration avec le médecin de famille ;
  • Des actions rééducatives visant au développement sensoriel et psychomoteur ainsi qu’à l’acquisition des gestes du quotidien ;
  • Des actions pédagogiques centrées sur l’apprentissage des techniques palliatives et quand cela est possible sur les apprentissages scolaires fondamentaux ;
  • Un accompagnement par la psychologue de l’établissement ;
  • Des actions éducatives, tant en journée que dans le cadre de l’hébergement, visant à développer la socialisation, les apprentissages et à favoriser l’acquisition des gestes du quotidien.
  1. b.    La section d’éducation et d’enseignement spécialisée (SEES)

L’accompagnement comporte toujours un suivi médical, notamment des pathologies visuelles et un suivi psychologique.

Les jeunes sont accompagnés :

  • En groupe « classe » dans le cadre des apprentissages scolaires ou en scolarisation à l’extérieur ;
  • En hébergement pour tout ce qui concerne le développement de la socialisation et des apprentissages des gestes du quotidien ;
  • En séance individuelle de rééducation (orthoptie, locomotion, activité de la vie journalière) et d’apprentissage des techniques palliatives (braille, informatique adaptée, dactylographie).

Pour la rentrée scolaire 2011, les huit élèves accueillis dans cette section sont scolarisés dans des établissements du département et bénéficient de l’accompagnement intensif des professionnels, principalement des professeurs d’enseignement spécialisé.

  1. c.    La section d’orientation professionnelle (SOP)

L’accompagnement est centré sur :

  • Le diagnostic fonctionnel ;
  • La découverte des métiers par la mise en place de périodes de stages ;
  • La maîtrise progressive des prérequis à une formation qualifiante (connaissance générale, aptitudes gestuelles à réaliser les gestes professionnels) ;
  • Un travail de réadaptation visant la compensation du handicap ;
  • L’orientation professionnelle ;
  • La recherche et la préconisation de solutions techniques palliatives en lien avec les postes de travail ;
  • Un travail de socialisation et d’acquisition des gestes de la vie quotidienne grâce à l’accompagnement dans le cadre de l’hébergement.

L’accompagnement des élèves de cette section a pour objectif de leur permettre d’intégrer une formation professionnelle qualifiante, un poste de travail en milieu ordinaire ou en milieu protégé.

L’accompagnement éducatif et social

Il consiste à amener les adolescents, en fonction de leurs capacités et potentialités, à :

  • Développer leur savoir-être en société tant dans le cadre de l’hébergement qu’à l’extérieur. Cela passe par leur participation à des activités de découvertes, des activités sportives, des activités de loisirs ou ludiques. La mise en place d’activités centrées sur la connaissance des institutions et des démarches administratives est importante. L’accent se porte aussi sur l’intégration des règles de vie sociale ;
  • Expérimenter et mettre en œuvre les techniques de compensation apprises dans le cadre des rééducations ;
  • Etre le plus autonome possible dans les actes de la vie quotidienne (toilette, aménagement et rangement de la chambre, élaboration d’un budget, fabrication d’un repas…) grâce à l’apprentissage des gestes et à l’utilisation des techniques de compensation.

Le travail est centré également sur l’accompagnement scolaire pour les adolescents de la SEES et de la SOP.

 

L’accompagnement éducatif est le fait pour les professionnels d’être en relation d’être et d’aide. C'est-à-dire d’être dans une démarche d’observation, d’écoute, d’analyse, de soutenir la parole dans une recherche et co-création de sens qui permette aux jeunes gens accueillis de se situer en tant que personne visant un statut d’adulte, auteur et acteur de son projet de vie.

La rééducation et la réadaptation par rapport à la déficience visuelle

La rééducation en orthoptie basse vision, en psychomotricité, l’éducation des suppléances, les séances de locomotion et de rééducation dans les activités de la vie journalière, les outils spécifiques de communication écrite sont autant de prises en charges spécialisées par rapport à la déficience visuelle. Ces rééducations et réadaptations aident le jeune à dépasser les difficultés liées à la situation de handicap. Cela lui permet de construire sa vie d’adulte en devenir.

 

a. La rééducation en orthoptie

Le rôle de l’orthoptiste est d’aider l’enfant et son entourage à comprendre les conséquences de la pathologie visuelle et de déterminer les aides optiques et les conditions environnementales les plus favorables pour lui. Il est aussi de développer la vision fonctionnelle de l’enfant par des stimulations basse vision.

 

b. La psychomotricité

L'enfant porteur d'une déficience visuelle peut développer des troubles psychomoteurs dans un ou plusieurs domaines : moteur, cognitif, psychique, relationnel et/ou identitaire. Un accompagnement en psychomotricité lui est alors proposé pour le soutenir dans son développement, l'aider à pallier ses difficultés et à se construire avec sa différence.

L’objectif de cette éducation vise à aider l’enfant déficient visuel à donner sens à ce qu’il perçoit. Ce travail va favoriser une meilleure connaissance du monde chez l’enfant et va lui permettre d’être plus en interaction et en interaction plus ajustée avec son entourage.

 

c. L’éducation des suppléances

Cette éducation des suppléances ne fait pas l’objet d’une discipline d’apprentissage spécifique car elle s’inscrit dans les objectifs de travail de tous les professionnels spécialisés à la déficience visuelle :

  • Suppléances sensorielles ;
  • Représentations mentales / suppléances intellectuelles

Ces stimulations sensorielles et intellectuelles constituent le socle sur lequel vont reposer l’ensemble des apprentissages.

 

d. Les activités de la vie journalière et la locomotion

Les gestes de la vie courante, aussi simples soient-ils, ou les déplacements exécutés par les voyants de manière quasi automatique, sont parfois source de grandes difficultés pour des enfants déficients visuels.

L’éducation ou les rééducations dans les activités de la vie journalière (AVJ) et en locomotion ont pour but de réduire au maximum ces difficultés et d’augmenter le degré d’autonomie.

Elles s’appuient sur le développement des suppléances sensorielles (ouïe, toucher, sens kinesthésique, sens des masses, odorat, goût) pour pallier la vue défaillante.

Elles s’appuient également sur les suppléances intellectuelles (concentration, mémorisation, déduction, orientation…).

Elles passent par la maîtrise de techniques et la connaissance de ses propres possibilités et limites.

Les rééducateurs amènent également le jeune à exploiter au mieux ses possibilités visuelles quand elles existent.

Ces rééducations s’effectuent en fonction de l’âge et de la progression de l’enfant. Dans ce but, des évaluations sont proposées à des étapes importantes de l’évolution du jeune.

La rééducation en AVJ permet une plus grande aisance dans l’accomplissement des actes de la vie quotidienne.

La rééducation en locomotion permet de se déplacer en tous lieux, connus ou inconnus, de façon autonome et en sécurité.

 

e. Les outils spécifiques de communication écrite

L’enfant déficient visuel rencontre souvent des problèmes pour se relire ou pour être lu. Le CERADV propose différents moyens pour pallier ces difficultés :

  • Ecriture manuscrite : une amélioration de la qualité du graphisme va permettre une meilleure lisibilité. L’écriture manuscrite peut être également enseignée aux aveugles, dans le but de correspondre, par de courts messages, avec leur environnement voyant.
  • Dactylographie et Informatique : quand la qualité du graphisme est insuffisante, la maîtrise du clavier de machine à écrire devient indispensable. Cet outil permet de présenter des documents lisibles pour tous avec efficacité et un moindre effort par rapport à l’écriture manuscrite.

Cet apprentissage conduit à l’utilisation de l’outil informatique suivant les besoins et l’âge de l’enfant. Il permet également d’avoir accès à des écrits au format numérique.

L’informatique lui est nécessaire pour maîtriser et gérer d’autres outils tels qu’une vidéo-loupe et/ou des logiciels d’agrandissement de caractères et de synthèse vocale.

  • Braille : le braille est un mode de communication des aveugles et déficients visuels profonds. Il fait l’objet d’un apprentissage qui peut débuter dès la maternelle. Quel que soit l’âge, un travail de l’éducation du toucher est un préalable indispensable à cette acquisition.

L’accompagnement psychologique

Pour l’enfant déficient visuel, vivre parmi les autres n’est pas toujours simple. Le fait d’être différent, de ne pouvoir faire comme les autres et ainsi prendre conscience des limites dues à la déficience visuelle, peut engendrer une souffrance qu’il est important d’entendre, de comprendre. La psychologue propose des entretiens au jeune afin de l’aider à vivre mieux avec sa différence. Des rencontres avec la famille du jeune peuvent lui permettre de mieux comprendre le handicap de leur enfant et d’être soutenue dans leurs aptitudes à être parent de leur enfant « différent ».

L’accompagnement médical et psychiatrique

Un médecin généraliste assure le suivi des jeunes lors de leur présence au CERADV. Il est en lien avec le médecin de famille et, avec celui-ci, coordonne les différents bilans de santé et accompagnements médicaux nécessaires à la bonne santé des adolescents.

Un médecin psychiatre intervient en vacation au Centre. Il rencontre les jeunes et a un rôle important de soutien auprès des professionnels de l’équipe pluriprofessionnelle pour l’accompagnement des enfants ayant des troubles de la personnalité et/ou du comportement.

 

 

Le SAAAIS

Le projet d’accompagnement du service est conforme aux conditions techniques précisées dans le code de l’action sociale et des familles.
L’aire géographique d’intervention correspond au département des Côtes d’Armor.

image bâtiment de la Villeneuve

Dans le respect des valeurs défendues par l’association Voir Ensemble, le service met en œuvre les différentes modalités qui vont permettre aux enfants et adolescents de réussir leur intégration sociale, scolaire et professionnelle.

L’équipe intervient selon quatre axes :

  • Aide au développement des potentialités sensorielles et psychomotrices de compensation du handicap visuel ;
  • Aide à l’acquisition de l’autonomie ;
  • Soutien à la socialisation, la scolarisation et l’insertion professionnelle ;
  • Soutien et accompagnement de l’enfant, de la famille et de l’entourage.

Pour réaliser ces actions, l’équipe est exclusivement composée de professionnels de la déficience visuelle.

 

Après une phase d’accueil, l’accompagnement de l’enfant et de sa famille se définit lors de la rédaction du projet personnalisé d’accompagnement en lien avec la famille.

 

L’accompagnement de l’enfant est centré sur :

  • L’accompagnement médical ;
  • L’accompagnement paramédical :
  • Orthoptie. L’orthoptiste évalue la vision fonctionnelle de l’enfant, c’est-à-dire la façon dont il utilise son potentiel visuel, et l’aide à le développer par des stimulations « basses visions ». Elle détermine les aides optiques et les conditions environnementales les plus favorables pour lui.
  • Psychomotricité. L’enfant porteur d’une déficience visuelle peut développer des troubles psychomoteurs dans un ou plusieurs domaines – moteur, cognitif, psychique, relationnel et/ou identitaire. Un accompagnement en psychomotricité le soutient dans son développement et l’aide à pallier ses difficultés et à se construire avec sa différence.
  • L’accompagnement psychologique. Pour l’enfant déficient visuel, vivre parmi les autres n’est pas toujours simple. Le fait d’être différent, de ne pas pouvoir faire comme les autres et ainsi prendre conscience des limites dues à la déficience visuelle, peut engendrer une souffrance qu’il est important d’entendre et de comprendre.
    • Interventions individuelles ;
    • Interventions collectives.
  • L’éducation des suppléances. Le travail sur les suppléances sensorielles, les représentations mentales et les suppléances intellectuelles constituent le socle sur lequel va reposer l’ensemble des apprentissages.
  • L’accompagnement scolaire. En étroite collaboration avec l’école, la finalité de l’accompagnement scolaire est de permettre à l’élève déficient visuel de suivre sa scolarité dans le milieu ordinaire en lui donnant les moyens de la vivre de la manière la plus autonome possible.
  • L’accompagnement éducatif :

En valorisant les potentialités de l’enfant, l’accompagnement éducatif va l’amener à oser des expériences nouvelles afin de lui permettre une vie sociale la plus proche de celle des jeunes de son âge.

  • La rééducation dans les activités de la vie journalière et en locomotion. Elles ont pour but de réduire au maximum les difficultés et d’augmenter le degré d’autonomie. En effet, les gestes de la vie courante, aussi simples soient-ils ou les déplacements exécutés par les voyants de manière quasi automatique, sont parfois source de grandes difficultés pour les enfants déficients visuels.
  •  Les outils spécifiques de communication écrite :
    • Ecriture manuscrite. Une adaptation et une amélioration de la qualité du graphisme vont permettre une meilleure lisibilité pour le jeune déficient visuel ;
    • Dactylographie et informatique. Quand la qualité du graphisme est insuffisante, la maîtrise du clavier de la machine à écrire devient indispensable. Cet apprentissage conduit à l’utilisation de l’outil informatique qui lui permet une ouverture sur des savoirs, la gestion d’autres outils tels qu’une vidéo-loupe et/ou des logiciels d’agrandissement de caractère et de synthèse vocale.
    • Braille. Il est le mode de communication écrite des aveugles et déficients visuels profonds. Il fait l’objet d’un apprentissage qui peut débuter dès la maternelle. Quel que soit l’âge, un travail de l’éducation du toucher est un préalable indispensable à cette acquisition. Trois séances minimum d’apprentissage par semaine pendant un an sont nécessaires pour maîtriser l’écriture et la lecture braille.

En fonction de la pathologie, l’élève déficient visuel ou aveugle ne peut pas avoir accès aux documents perçus en vision de loin, ou en vision de près ou les deux à la fois. Pour y remédier, l’enseignant spécialisé ou l’éducateur récupère auprès des enseignants les documents scolaires à adapter ainsi que les objectifs pédagogiques et les consignes d’exploitation en classe de ces documents. Ces éléments sont transmis au copiste-transcripteur. Compte tenu des informations orthoptiques, ils déterminent ensemble les critères d’adaptation.

 

L’accompagnement des professionnels intervenant auprès de l’enfant est aussi fondamental pour que celui-ci puisse s’intégrer dans son environnement scolaire et social. Que ce soit en classe, en stages en entreprise ou lors d’activités de loisir, les professionnels ont besoin de connaître les compétences visuelles du jeune afin de pouvoir adapter leurs interventions et l’environnement. Cela passe par des rencontres avec les professionnels du SAAAIS qui expliquent la déficience visuelle mais aussi et surtout donnent les indications permettant aux professionnels de répondre au plus près des attentes de l’enfant. Des temps de sensibilisation, d’expérimentation de la déficience visuelle sont aussi proposés à ces professionnels afin qu’ils cernent les incidences de la cécité ou de la malvoyance sur la manière d’appréhender le monde.

 

L’accompagnement de la famille est centré sur :

  • Les rencontres individuelles. Les échanges se font dans le respect du rythme et de la dynamique familiale. Ils favorisent le cheminement parental qui est une des clefs d’accès à l’autonomie de leur enfant. Ils participent à rendre les parents acteurs dans le projet d’accompagnement de leur enfant ;
  • Les rencontres de parents grâce à la mise en place de :
    • Groupes de parole ;
    • Réunions à thème ;
    • Temps de partage.

La majorité des parents d’enfants malvoyants ou aveugles ont des inquiétudes communes concernant la déficience visuelle et ses incidences. Ils partagent un vécu souvent empreint de souffrance et de solitude en ce qui concerne l’annonce du handicap, son évolution éventuelle et l’avenir de leur enfant.

 

La taxe d'apprentissage

Pour nous permettre :

  • d’accueillir des élèves aveugles ou déficients visuels,
  • de les aider dans la construction de leur projet professionnel,
  • de les accompagner lors de formations qualifiantes,
  • et de leur donner une chance supplémentaire de s’insérer dans le monde du travail.

 

SOUTENEZ LA SECTION

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