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Serdaa Laval

Communiqué par Serdaa Laval
Service d'éducation et de rééducation à domicile pour aveugles et amblyopes (Serdaa)

3, rue Saint André
53000
LAVAL
tel : 02 43 53 22 11
e-mail :

Historique

Dans les années 1980, le courant social favorisant l'intégration scolaire des personnes en situation de handicap amène des parents à demander le maintien de leur enfant dans le milieu scolaire ordinaire.

 

En 1985, sous l'impulsion de deux présidents, le groupe départemental de la Croisade des Aveugles se donne les moyens de concrétiser cette demande d'intégration scolaire dans le département de la Mayenne et crée le service d’éducation et de rééducation à domicile pour aveugles et amblyopes.

 

Au 1er juillet 1991, le Serdaa acquiert son autonomie financière par arrêté préfectoral. Il se détache alors du groupe départemental Croisade des Aveugles pour devenir établissement de l'association nationale Croisade des Aveugles.

 

Valeurs

En lien avec les valeurs de l’association :

  • Respect, dignité et promotion de la personne déficiente visuelle ;
  • Ecoute attentive de la personne ;

 En respect de la Charte des Droits et Libertés des personnes accueillies de la loi 2002-2, et dans le cadre de la mission du service, l’équipe du SERDAA s’attache à promouvoir les valeurs suivantes :

  • Respect du jeune et de sa famille

- respect de la culture familiale ;

- respect du rythme de cheminement de l’enfant et de la famille ;

- co-construction du projet d’accompagnement entre la famille et le service ;

- cohérence entre les attentes, les besoins et les réponses possibles.

 

  • Prise en compte de l’enfant dans la singularité de sa personne

- son histoire, sa dynamique familiale ;

- sa personnalité ;

- ses compétences ;

- son fonctionnement psychique ;

- ses centres d’intérêt et ses attentes.

 

  • Travail en réseau dans l’intérêt de l’accompagnement de l’enfant et de sa famille ;

 

  • Respect entre professionnels

- dans une transdisciplinarité ;

- dans la reconnaissance des compétences et des limites de chacun.

 

 

LES GRANDS AXES DU PROJET D’ACCOMPAGNEMENT

Le projet d’accompagnement du service est conforme aux conditions techniques précisées dans le code de l’action sociale et des familles.

L’aire géographique d’intervention correspond au département de la Mayenne.

 

Dans le respect des valeurs défendues par l’association Voir Ensemble, le service met en œuvre les différentes modalités qui vont permettre aux enfants et adolescents de réussir leur intégration sociale, scolaire et professionnelle.

L’équipe intervient selon quatre axes :

  • Aide au développement des potentialités sensorielles et psychomotrices de compensation du handicap visuel ;
  • Aide à l’acquisition de l’autonomie ;
  • Soutien à la socialisation, la scolarisation et à l’insertion professionnelle ;
  • Soutien et accompagnement de l’enfant, de la famille et de l’entourage.

Pour réaliser ces actions, l’équipe est exclusivement composée de professionnels de la déficience visuelle.

 

Après une phase d’accueil, l’accompagnement de l’enfant et de sa famille se définit lors de la rédaction avec la famille du projet personnalisé d’accompagnement.

L’accompagnement de l’enfant est centré sur :

  • L’accompagnement médical ;
  • L’accompagnement paramédical :
    • Orthoptie. L’orthoptiste évalue la vision fonctionnelle de l’enfant, c'est-à-dire la façon dont il utilise son potentiel visuel, et l’aide à le développer par des stimulations « basses visions ». Elle détermine les aides optiques et les conditions environnementales les plus favorables pour lui.
    • Psychomotricité. L’enfant porteur d’une déficience visuelle peut développer des troubles psychomoteurs dans un ou plusieurs domaines – moteur, cognitif, psychique, relationnel et/ou identitaire. Un accompagnement en psychomotricité le soutient dans son développement et l’aide à pallier ses difficultés et à se construire avec sa différence.
    • L’accompagnement psychologique. Pour l’enfant déficient visuel, vivre parmi les autres n’est pas toujours simple. Le fait d’être différent, de ne pouvoir faire comme les autres et ainsi prendre conscience des limites dues à la déficience visuelle, peut engendrer une souffrance qu’il est important d’entendre et de comprendre.
    • L’éducation des suppléances 

Le travail sur les suppléances sensorielles, les représentations mentales et les suppléances intellectuelles constituent le socle sur lequel va reposer l’ensemble des apprentissages.

  • L’accompagnement scolaire. En étroite collaboration avec l’école, la finalité de l’accompagnement scolaire est de permettre à l’élève déficient visuel de suivre sa scolarité dans le milieu ordinaire en lui donnant les moyens de la vivre de la manière la plus autonome possible.
  • L’accompagnement éducatif :
    • Interventions individuelles ;
    • Interventions collectives.

En valorisant les potentialités de l’enfant, l’accompagnement éducatif va l’amener à oser des expériences nouvelles afin de lui permettre une vie sociale la plus proche de celle des jeunes de son âge.

  • La rééducation dans les activités de la vie journalière et en locomotion. Elles ont pour but de réduire au maximum les difficultés et d’augmenter le degré d’autonomie. En effet, les gestes de la vie courante, aussi simples soient-ils, ou les déplacements exécutés par les voyants de manière quasi automatique, sont parfois source de grandes difficultés pour les enfants déficients visuels.
  •  Les outils spécifiques de communication écrite :
    • Ecriture manuscrite. Une adaptation et une amélioration de la qualité du graphisme va permettre une meilleure lisibilité pour le jeune déficient visuel ;
    • Dactylographie et informatique. Quand la qualité du graphisme est insuffisante, la maîtrise du clavier de machine à écrire devient indispensable. Cet apprentissage conduit à l’utilisation de l’outil informatique qui lui permet une ouverture sur des savoirs, la gestion d’autres outils tels qu’une vidéo-loupe et/ou des logiciels d’agrandissement de caractère et de synthèse vocale.
    • Braille. Il est le mode de communication écrite des aveugles et déficients visuels profonds. Il fait l’objet d’un apprentissage qui peut débuter dès la maternelle. Quel que soit l’âge, un travail de l’éducation du toucher est un préalable indispensable à cette acquisition. Trois séances minimum d’apprentissage par semaine sont nécessaires pendant un an pour maîtriser l’écriture et la lecture braille.

En fonction de la pathologie, l’élève déficient visuel ou aveugle ne peut pas avoir accès aux documents perçus en vision de loin, ou en vision de près ou les deux à la fois. Pour y remédier, l’enseignant spécialisé ou l’éducateur récupère auprès des enseignants les documents scolaires à adapter ainsi que les objectifs pédagogiques et les consignes d’exploitation en classe de ces documents. Ces éléments sont transmis au copiste-transcripteur. Compte tenu des informations orthoptiques, ils déterminent ensemble les critères d’adaptation.

 

L’accompagnement des professionnels intervenant auprès de l’enfant est aussi fondamental pour que celui-ci puisse s’intégrer dans son environnement scolaire et social. Que ce soit en classe, en stages en entreprise ou lors d’activités de loisir, les professionnels ont besoin de connaître les compétences visuelles du jeune afin de pouvoir adapter leurs interventions et l’environnement. Cela passe par des rencontres avec les professionnels du SERDAA qui expliquent la déficience visuelle, mais aussi et surtout donnent les indications permettant aux professionnels de répondre aux plus près des attentes de l’enfant. Des temps de sensibilisation, d’expérimentation de la déficience visuelle sont aussi proposés à ces professionnels afin qu’ils cernent les incidences de la cécité ou de la malvoyance sur la manière d’appréhender le monde.

 

L’accompagnement de la famille est centré sur :

  • Les rencontres individuelles. Les échanges se font dans le respect du rythme et de la dynamique familiale. Ils favorisent le cheminement parental qui est une des clefs d’accès à l’autonomie de leur enfant. Ils participent à rendre les parents acteurs dans le projet d’accompagnement de leur enfant ;
  • Les rencontres de parentsgrâce à la mise en place de :
    • Groupes de parole ;
    • Réunions à thème ;
    • Temps de partage.

La majorité des parents d’enfants malvoyants ou aveugles ont des inquiétudes communes concernant la déficience visuelle et ses incidences. Ils partagent un vécu souvent empreint de souffrance et de solitude en ce qui concerne l’annonce du handicap, son évolution éventuelle et l’avenir de leur enfant.

 


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