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La saison des tourteaux en replay

25 août 2020
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La Saison des tourteaux, documentaire audiodécrit réalisé par Martin BENOIST, a été diffusé le 5 août sur France 3 National et a rencontré un grand succès puisqu'il a été vu par 400 000 téléspectateurs. Il est toujours disponible en replay sur le site de France 3 jusqu'au 5 septembre.
Depuis le vendredi 14 août, 3 900 000 personnes ont regardé le module de Thalassa consacré à Christophe, personnage central du documentaire. Il a été également repris sur les pages Facebook de France 3, Mr Mondialisation et POSITIVR.
Konbini News a réalisé une interview de Christophe qui sera diffusée mercredi 26 août en fin d'après-midi.

Pour rappel
Derrière la falaise d’Étretat, Christophe, malvoyant profond, pêche « à la tâte » tourteaux et homards, dans un espace quasi lunaire, où personne ne s’aventure. À ses côtés, nous faisons l’expérience de ce que Christophe ressent, à commencer par la beauté de ce paysage.

Quelques critiques
Télérama - « Une œuvre méditative, quasi métaphysique »
La critique de Patrick Bezzolato : « Les reportages sur Etretat nous déroulent le plus souvent sa géologie unique au monde et ses problématiques liées à la surfréquentaion touristique. Etretat dans l’œil du drone avec sa débauche de pixels, sa magie impressionniste et le monde entier qui s’y entasse pour repartir le temps d’un selfie, avec de faux souvenirs. Deux fenêtres de tir bien de notre époque, à la fois spectaculaires et superficielles. Du convenu, de l’attendu.
Dans le documentaire de Martin Benoist, les falaises sont posées sur un miroir d’eau et voilà que le fond remonte à la surface. Christophe Leboucher ce "clairvoyant malvoyant" marche au fil des vagues, aborde ces planchers ondoyants et rocailleux pourtant si hostiles y compris aux initiés, il reconnaît ces couloirs d’eau avec ses niches et ses replis, comme un Indien connaît les sentiers de sa forêt.
Le socle des falaises d’Etretat fut mon premier territoire d’exploration dès l’âge de 7 ans, bien après les plaines du pays de Caux et bien avant les faubourgs de Paname, les coulisses de Harlem, Bath sur mer, la cité des Doges, Salvador de Baia et le delta du Mékong, bref quelques Afriques et bien des Amériques. J’allais chercher l’étrille, taquiner le homard, j’en ai gardé bien des égratignures et tant de beaux souvenirs. C’était le siècle d’avant, ils ont cent ans mes premiers pas.
Certains trouveront le reportage de Martin Benoist répétitif et manquant un peu de rythme. Nous ne sommes pas dans « Des racines et des ailes », mais ici on est bien enraciné et les falaises n’ont jamais brisé les ailes du goéland. Cette lenteur est une aménité, loin de la course contre-la-montre et du fonctionnalisme étriqué, un rapport fusionnel avec ce site d’exception.
Etretat a forgé son identité entre la chute du second empire et le front populaire, ce caractère si particulier, cette typicité qui s’est prolongée avec son animation et surtout ses personnages jusqu’au années 70. Christophe Leboucher est sans doute le dernier des Mohicans.
Aujourd’hui comme c’est souvent le cas quand la mariée est trop belle, l’authenticité est en berne et l’âme s’est considérablement rétrécie. Dans mon village de l’aube reste néanmoins quelque chose d’indéfinissable, une atmosphère, un climat illisible pour le profane… il faut pour cela se promener au lever du jour et se laisser transporter par cette lumière si particulière, ou bien comme Christophe Leboucher aller voir la ville du côté des vagues, marcher sur les algues, regarder l’horizon et retrouver le goût de l’eau. »

Télé-Loisirs - « Dans le décor monumental des falaises de craie blanche d’Étretat, la caméra de Martin Benoist filme la progression prudente du pêcheur. Nul besoin d’yeux pour voir. Tel un enfant, le pêcheur partage son émerveillement de la nature qui l’entoure, appréhendée à travers ses quatre autres sens décuplés. »



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